Rio dans la forêt de Sumatra
Présentation de Rio dans des langues de Sumatra:
À Sumatra, on parle une multitude de langues !
Parmi les plus connues : Batak Toba, Minangkabau, Lampung, Acehnais…
Beaucoup ont (ou ont eu) leur écriture traditionnelle : aksara Batak/Lampung, Jawi, etc.
👉 Illustration
🐦 Batak Toba (alphabet latin)
Horas! Ahu do Rio, si gagak na asing sian na jolo… Ahu mangaloppa torus marjalang-jalang dohot jumpang
dohot halak, manogos jambar na imbaru, mambege ende na asing, dohot mangalap adat na umbalga!
Tahun on, ahu mangalehon ho marjalang tu Sumatra.
✒️ Batak Toba (Aksara Batak)
ᯂᯬᯒ᯲ᯘᯪ! ᯀᯂᯮ ᯑᯬ ᯒᯪᯐ᯲, ᯘᯪ ᯎᯎ᯲ ᯉ ᯀ᯲ᯘᯪᯉ ᯘᯪᯀ᯲ ᯉ ᯂᯪᯐ᯲…
ᯀᯂᯮ ᯔᯉᯎᯞ᯲ᯇ ᯖᯬᯒᯮᯘ᯲ ᯔᯒ᯲ᯐᯞᯉ᯲ᯎ-ᯐᯞᯉ᯲ᯎ ᯑᯬᯖ ᯐᯮᯔ᯲ᯇ ᯐᯮᯖ ᯂᯞᯂ᯲,
ᯔᯉᯑᯮᯎ᯲ ᯐᯞᯂᯒ ᯉ ᯤᯔᯮᯒᯮ, ᯔᯔᯂᯞ᯲ᯎ ᯂᯉ᯲ᯘ ᯉ ᯀ᯲ᯘᯪᯉ, ᯑᯬᯖ ᯔᯉᯎᯞᯔᯔ᯲ ᯀᯑᯖ ᯉ ᯅᯔᯞᯎ!
ᯖᯀᯮᯉ᯲ ᯌᯉ, ᯀᯂᯮ ᯔᯉᯎᯞᯂᯉ ᯂᯮ ᯔᯒ᯲ᯘᯮᯉ ᯀᯂᯮ ᯔᯉᯔ᯲ᯎ ᯖᯮ ᯘ᯲ᯔᯉᯖᯒ.
🐦 Lampung (alphabet latin)
Tabik! Sai ulun Rio, manuk gagak sai lain jamang… Ulun seneng muli-muli lan ketemu ulun-ulinan,
nyobak panganan anyar, ngadengok musik sai anéh, lan ngetuai adat sai ngagumani!
Tahun ni, ulun ngajak ni kamu muli ka Sumatra.
✒️ Lampung (Aksara Lampung)
Remarque : pas de police de caractères disponible pour l’aksara Lampung.
🐦 Minangkabau (alphabet latin)
Salam! Ambo lah Rio, gagak nan indak samo jo nan lain… Ambo suka baralua jo basuo jo urang, mancubo
makanan baru, mandanga musik nan anéh, jo manyauak adat nan menakjubkan!
Tahun ko, ambo manjakik kau bareng jo ambo ka Sumatera.
✒️ Minangkabau (Jawi – alphabet arabe adapté)
سلام! امبو له ريو، ڬاڬق نان ايندق سامو جو نان
امبو سوك بَرالوٮ جو بسوو جو اورڠ، منچوبو ماكنن بارو، منداڠ مٮوسيق نان انه، جو منياوك عدت نان منججوبكن!
تاهون كو، امبو منجكيق كاو بارڠ جو امبو ك سومترا.







Salut les enfants. Vous savez quoi ? J’ai volé jusqu’à Sumatra, en Indonésie.
Là-bas, il fait chaud et humide, ça colle aux plumes… mais la forêt est incroyable : des arbres géants, des cris d’animaux partout et cette odeur de terre et de fruits mûrs.
On m’avait parlé d’un personnage incroyable : le roi des arbres. Alors, j’ai décidé d’aller le trouver. Au bout d’un moment, j’ai dû demandé mon chemin à un scolopendre qui savait où je pouvais le trouver…
Alors je l’ai suivi… longtemps…
Et je l’ai trouvé!
Batu. Imaginez un coussin orange… mais de 150 kilos, genre Teddy Riner avec des poils orange, de longs bras et un regard calme. Il est descendu d’un figuier, tout doucement. Moi, pour briser la glace, j’avais apporté une pastèque.
On s’est assis, on a mangé… et ici, j’ai appris la première règle de la jungle : on partage avant de discuter.












On a mangé ensemble puis on a discuté un peu. On a bien rigolé aussi (mais il y a des conversations entre animaux que des humains ne doivent pas entendre).





Après ça, il m’a montré le chemin pour rencontrer Sari, et qui aurait, elle aussi, des tas de choses à me raconter…
Sari, une femelle orang-outan, et son petit, Pipit. Il m’a fixé avec ses grands yeux curieux :
— “C’est vrai que tu peux voler jusqu’aux nuages ?”
J’ai ri : “Oui, mais moi, je ne sais pas me balancer comme toi.”
On a parlé de leur vie : trouver les fruits, se cacher dans les branches… et aussi du problème qui les inquiète : si la forêt disparaît, ils n’auront plus rien. Plus de nourriture, plus d’abri.











Plus tard, ils m’ont emmené en haut d’un arbre immense. De là-haut, on voyait la forêt à perte de vue… enfin, presque.
Au loin, il y avait une immense zone jaune, avec des arbres alignés comme des soldats.
Sari m’a expliqué : “Ce sont des palmiers à huile. Les hommes coupent la jungle pour planter ça. L’huile qu’ils en tirent… tu en as sûrement déjà vu : dans les biscuits, les chips, le Nutella, les shampoings, même le carburant.”
J’ai pensé à vous. Peut-être qu’en ce moment, vous avez quelque chose avec de l’huile de palme dans votre sac à goûter.
Batu m’a dit que chaque année, la forêt rétrécit un peu plus. Et avec elle, la maison des orangs-outans, des tigres, des éléphants… et même l’air que nous respirons tous.
Je suis parti voir… j’ai volé, volé, de plus en plus vite, sur des km… et voilà ce que j’ai vu :
Alors j’ai promis à Batu, à Sari et à Pipit de raconter cette histoire partout où j’irais.
Et maintenant, je vous la raconte à vous.
Si un jour vous lisez “huile de palme” sur un paquet, vous pourrez vous demander : est-ce que ça vaut la peine de couper un morceau de forêt pour ça ?
Moi, Rio, je vous le dis : la forêt, c’est la maison de tout le monde. Et si on la protège… peut-être que je pourrai revenir un jour manger une autre pastèque avec le roi des arbres.
📚 Propositions d’activités pédagogiques
- Exposé : « L’orang-outan, homme de la forêt »
- Cycle 3 – Sciences / Français
- Rechercher son habitat, son alimentation, ses déplacements.
- Réaliser une affiche illustrée ou un petit diaporama.
- Observation comparée : forêt vs plantation
- Cycle 3 – Géographie / Sciences
- À partir des vidéos de Rio : décrire les différences entre une jungle et une plantation.
- Faire un tableau « Vivant / Moins de vie » avec les espèces observées.
- Texte libre : « Si j’étais un orang-outan… »
- Cycle 2-3 – Français / Anglais
- Écrire à la première personne la vie d’un orang-outan.
- Traduire 2-3 phrases simples en anglais.
- Recherche libre : l’huile de palme autour de nous
- Cycle 3 – Sciences / Éducation à la consommation
- Lire les étiquettes de produits de la maison ou de la cantine.
- Classer ceux qui contiennent ou non de l’huile de palme.
💡 Bonus
- Réaliser une carte de Sumatra avec zones de forêt et zones de plantations.
- Apprendre que « orang » = homme et « utan » = forêt en indonésien.
