Je me suis glissé dans la gare de Busan, entre valises à roulettes et machines à tickets. Il faisait chaud, ça sentait le plastique et le riz, les gens regardaient tous leurs écrans. Moi, j’ai levé les yeux vers l’horloge : c’était l’heure. Dernier train pour Séoul.






Quand le train s’est mis en route, j’ai collé mon bec à la vitre. Des montagnes partout, douces et vertes comme des dragons endormis.
Et dans les vallées, des milliers de serres. Des tunnels de plastique blanc, bien alignés, bien ordonnés. C’est là que poussent les légumes pour nourrir les gens des villes, entassés dans leurs tours.
Ça m’a impressionnĂ© : le silence des champs, le rythme des serres, la lenteur du paysage… pendant que moi, j’allais Ă toute vitesse.
Et puis d’un coup, les immeubles sont revenus. De plus en plus hauts, de plus en plus serrés. Un fleuve immense sous mes ailes : le Han.
J’étais arrivé à Séoul.
Le voyage continue.
