(vue par moi, Rio !)
Ă vrai dire, je nâĂ©tais pas venu ici pour ça. Je pensais dĂ©couvrir des temples, des filets de pĂȘche, un vieux port⊠mais certainement pas me faire happer par de lâart contemporain ! Et pourtantâŠ
Ă Fort Cochin, il y a quelque chose de magique : lâancien et le nouveau qui se regardent en face. Dans les vieux bĂątiments coloniaux un peu usĂ©s, une Ă©nergie folle circule. Des idĂ©es, des cris, des couleurs, des souvenirs. Câest la Biennale de Cochin. Et moi, Rio⊠jâai adorĂ© !











đŒïž Premier pas dans lâart
Quand Siyad mâa emmenĂ© dans le quartier de Fort Cochin pour visiter la Biennale, je ne savais pas trop Ă quoi mâattendre. CâĂ©tait ma toute premiĂšre grande exposition dâart contemporain.
Et là ⊠wahou.
Pas de longs discours compliquĂ©s, pas de pancartes ennuyeuses. Juste des Ćuvres qui parlent, qui surprennent, qui parfois font rire, ou mĂȘme peur. Lâart ici, il est libre, vivant, souvent engagĂ©.
đ Les artistes viennent du monde entier, mais beaucoup parlent du Kerala, de lâInde, de lâĂ©cologie, des traditions, de lâhistoire coloniale, de lâamour, de la colĂšre, de la beautĂ©âŠ
đš Couleurs, matiĂšres, idĂ©es
Jâai marchĂ© entre des toiles gigantesques, des vidĂ©os, des installations en bambou ou en terre, des murs entiers peints, des objets suspendus, des bruits Ă©tranges, des parfums parfois.
đž Certains artistes parlent du dĂ©rĂšglement climatique
đč Dâautres racontent des histoires de migration ou de guerre
đž Et parfois⊠je ne comprenais rien, mais je ressentais plein de trucs.
Il y avait aussi des Ćuvres toutes petites, trĂšs silencieuses, comme si elles voulaient juste ĂȘtre regardĂ©es doucement, sans bruit.














đ§± Lâart qui sort des murs















Le plus impressionnant ? Ce sont les installations. Tu marches entre des sculptures, des cordes, des fils tendus, des objets récupérés, du plastique fondu, de la boue modelée⊠parfois on dirait un décor de science-fiction !
Et pourtant, tout ça, ça parle du monde dans lequel on vit. Du présent, mais aussi du passé. Du Kerala, mais aussi de la planÚte.













đ Et aprĂšs ?
Quand la visite sâest terminĂ©e, jâai dit Ă Siyad :
âCâest fou, cette libertĂ© ! Lâart ici, ce nâest pas pour faire joli. Câest pour penser, ressentir, protester, relierâŠâ
Et tu sais quoi ? Siyad mâa rĂ©pondu avec un grand sourire :
âCâest pour ça que je tâai emmenĂ© ici.â
Mais il mâa aussi dit que lâart contemporain, ce nâĂ©tait pas tout Ă Fort Cochin. Il y a aussi des formes dâart trĂšs anciennes quâon pratique encore aujourdâhui : le Kathakali, un théùtre dansĂ© ultra-expressif, et le Kalaripayattu, un art martial ancestral.
đđ„ Et devine quoi ? On va y aller ensemble trĂšs bientĂŽt !
đ§ Propositions pĂ©dagogiques
đïž Arts visuels et Ă©ducation au regard
Observez une Ćuvre contemporaine au choix (photo dâune Ćuvre de la Biennale). Que voyez-vous ? Que ressentez-vous ? Que pensez-vous que lâartiste veut dire ?
âïž ActivitĂ© : fiche dâanalyse guidĂ©e (titre, forme, couleurs, message, Ă©motion).
đż EMC / Ăducation au dĂ©veloppement durable
Lâart peut-il parler dâĂ©cologie ? En quoi les matĂ©riaux recyclĂ©s, les Ćuvres sur la nature ou la pollution peuvent faire rĂ©flĂ©chir ?
âïž ActivitĂ© : dĂ©bat en classe â « Lâart peut-il aider Ă changer le monde ? »
đ GĂ©ographie / Histoire des arts
La Biennale se tient dans des bĂątiments coloniaux. Que nous disent ces lieux sur lâhistoire de Cochin ?
âïž ActivitĂ© : relier architecture, histoire coloniale et art actuel.



















