Jakarta

Ah… Jakarta.
Assieds toi, respire un bon coup, parce que c’est une ville qui vit vite, bruyamment, et un peu dangereusement — comme un scooter sans freins.


Il était une fois, sur la côte nord de l’île de Java, une ville énorme, monstrueuse presque : Jakarta. Plus de 10 millions d’habitants dans la ville même, et presque trois fois plus si tu comptes toute la zone autour. Imagine… des embouteillages qui durent plus longtemps qu’un cours de maths, et des buildings en verre qui poussent juste à côté de petites maisons branlantes en tôle.

Là-bas, tu as deux mondes qui se croisent sans vraiment se toucher :

  • D’un côté, les quartiers luxueux avec centres commerciaux géants, climatiseurs, voitures rutilantes…
  • De l’autre, des quartiers pauvres, parfois au bord de la rivière, où les maisons sont tellement serrées qu’on dirait un puzzle mal rangé.

Les autorités se sont dit : “Bon, on ne peut pas juste mettre la ville sur des échasses… alors on va… déménager la capitale !”
Et hop : direction l’île de Bornéo (la partie indonésienne), pour construire une nouvelle capitale, Nusantara. Ça veut dire “archipel” en vieux javanais, un nom poétique pour dire : “On recommence ailleurs, en espérant mieux faire.”


Alors, pourquoi je te raconte ça ? Parce que Jakarta, c’est un résumé du monde d’aujourd’hui :

  • richesse et pauvreté côte à côte,
  • histoire ancienne et future en chantier,
  • et une nature qui rappelle qu’elle est plus forte que nous.

Et peut-être qu’un jour, vous verrez Jakarta comme on voit aujourd’hui les ruines de certaines cités antiques : belles mais englouties.

Tiens, ça ferait un bon titre pour un livre : Jakarta, la ville qui voulait marcher sur l’eau mais qui a coulé dans ses chaussures.