Jeu de l’ascenseur
- ✍️ Entoure les numéros manquants.
- 💭 Écris 2 hypothèses avec ton voisin / ta voisine.
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Manquants : 4, 14, 24, 34 (et parfois 44) + 13.
Raison : on évite le 4 (tétraphobie en Asie de l’Est) et le 13 (superstition occidentale). À Jakarta, beaucoup d’immeubles modernes s’adaptent aux deux publics.
👉 Explication
Pourquoi ?
Dans beaucoup de pays d’Asie de l’Est, le chiffre 4 porte malheur (tétraphobie) car sa prononciation ressemble à « mort ».
| Langue | 4 | « mort » |
|---|---|---|
| chinois | sì (4) | sǐ (mourir) |
| japonais | shi (4) | shi (mort) |
| coréen | sa (4) | sa (mort) |
Dans le monde occidental, c’est plutôt le 13 qui porte malheur (triskaïdékaphobie).
À Jakarta, beaucoup d’immeubles modernes visent un public international (entreprises, touristes) et les ascenseurs sont souvent fournis par des marques japonaises/coréennes/chinoises. On combine donc les deux superstitions : on retire 13 et les étages contenant un 4.
💡 Conclusion rigolote : même si en indonésien empat (4) ne porte pas malheur, l’immeuble préfère éviter ces chiffres… « au cas où » !
Jeu du Musée
Observe bien ses photos d’œuvres d’art du Musée de Jakarta… puis clique sur l’image du musée pour faire un petit jeu 👆🎮!
Clique sur l’image pour jouer 👆🎮:

Cathédrale et Mosquée
L’histoire du tunnel de l’amitié
Il était une fois, dans une grande ville pleine de klaxons, de scooters fous et de vendeurs de brochettes, une capitale nommée Jakarta, en Indonésie. Dans cette ville vivait plein de gens différents : des musulmans, des chrétiens, des hindous, des bouddhistes… tout ce petit monde essayait de vivre ensemble, parfois ça marchait très bien, parfois un peu moins.
Mais dans le cœur de Jakarta, il y avait deux grands bâtiments très spéciaux.
D’un côté de la rue, une mosquée immense, toute blanche, belle comme un palais : la mosquée Istiqlal. Les fidèles y venaient prier, enlever leurs chaussures, poser leur front sur le sol et écouter l’imam.
Juste en face, de l’autre côté de la rue, se dressait une cathédrale gothique, avec des tours pointues et de grands vitraux colorés : la Cathédrale de Jakarta. Les chrétiens y entraient doucement, faisaient le signe de croix, et chantaient des chansons douces à l’écho de l’orgue.
Les deux bâtiments étaient comme deux voisins très polis, qui se saluent tous les matins :
— Bonjour, chère cathédrale.
— Bonjour, très respectée mosquée.
Mais… ils étaient séparés par une grande rue, bruyante et pleine de voitures. Et parfois, quand il pleuvait, ou quand il y avait trop de monde, les fidèles d’un côté ne pouvaient pas rejoindre les amis de l’autre côté.
Alors, un jour, un monsieur avec des cheveux gris et un regard calme, le président Joko Widodo, a eu une idée farfelue mais belle :
— Et si on construisait un tunnel de l’amitié entre les deux bâtiments ? Un passage secret, comme dans les livres d’aventure, mais pour la paix ?
Et paf ! Les ouvriers sont venus, ont creusé, tapé, soudé, peint… Pendant des mois !
Ils ont creusé sous la rue, et ils ont fait un joli tunnel tout blanc, avec de la lumière, des dessins d’enfants, des sculptures de mains qui se serrent. Ils l’ont appelé :
« Terowongan Silaturahmi », ce qui veut dire : le Tunnel des gens qui veulent rester amis.
Et maintenant, tu sais quoi ? Les gens peuvent passer d’un côté à l’autre sans traverser la rue. Ils peuvent partager le parking, se dire bonjour, visiter l’autre lieu, poser des questions, apprendre. Même le Pape François, chef de l’Eglise catholique, est venu visiter le tunnel en 2024. Il a dit :
— C’est un très beau signe de paix.
Et maintenant, dis-moi : si toi tu pouvais creuser un tunnel entre deux lieux de ton quartier, entre qui et qui tu le ferais ?




























