
Ah, Ho Chi Minh ! Voilà un drôle de petit moustachu, frêle comme un roseau, mais avec une tête dure comme un buffle du Tonkin. Allez, installe-toi bien, je vais te raconter son histoire comme une aventure – avec des bateaux, des chapeaux, des colons, et beaucoup de moustiques.
Il était une fois… un petit garçon du Vietnam
Il s’appelait Nguyen Sinh Cung, et il est né en 1890, dans un petit village du Vietnam, un pays tout en longueur comme un dragon couché, où il fait chaud, il pleut beaucoup, et les rizières brillent comme des miroirs. À cette époque, le Vietnam n’était pas un pays libre. Non non non. Il faisait partie de ce qu’on appelait l’Indochine française – un grand morceau de terre qu’on avait mis dans la poche de la France, comme une pièce de collection dans un musée… sauf que c’était pas un musée, et les gens là-bas, ben ils avaient pas trop choisi.
Ho Chi Minh, lui, il n’aimait pas trop ça. Mais avant de devenir un grand monsieur à barbe blanche, il était un ado curieux, qui voulait apprendre, voyager, comprendre.
Le tour du monde en barque… ou presque
Alors, hop ! À 21 ans, il s’en va. Il monte à bord d’un bateau – un vrai, hein, pas une barque en bambou – et il devient cuisinier, balayeur, traducteur… tout ce qu’il faut pour faire le tour du monde. Il passe par l’Afrique, l’Amérique, l’Europe, et là, dans les grandes villes, il voit des choses : des ouvriers fatigués, des riches très riches, et des pauvres très pauvres. Il commence à se dire : « Mais… pourquoi c’est toujours les mêmes qui triment, et les autres qui profitent ? »
À Paris, il entend parler du communisme, des révolutions, et il se dit que ça pourrait servir à libérer son pays. Il écrit, il parle, il manifeste. On le prend pour un illuminé. Mais lui, tranquille, il apprend, il prépare.
Le moustachu qui voulait libérer son pays
Ensuite, paf ! Deux guerres mondiales plus tard (oui, deux d’un coup, et ça fait mal), Ho Chi Minh revient au pays. Il a changé de nom – comme un super-héros – et maintenant, il s’appelle “Celui qui éclaire” (c’est ça que veut dire Ho Chi Minh). Et il a un plan : libérer le Vietnam des Français qui sont encore là.
Alors il fonde un mouvement, le Viet Minh, avec des paysans, des anciens soldats, des jeunes et des vieux, tous unis pour une chose : la liberté. Bon, attention, c’est pas une balade. C’est une guerre. Une sale guerre. Avec la jungle, les moustiques, la pluie, les pièges, et la peur tout le temps.
Et là, en 1954, BING ! Une grosse bataille à un endroit qui s’appelle Diên Biên Phu. Et là, surprise : ce sont les Vietnamiens qui gagnent. Comme David contre Goliath. Les Français rentrent chez eux, un peu groggy.
Et après ? Pas de repos pour Ho Chi Minh
Ah mais attends, c’est pas fini. Le pays est coupé en deux : le Nord, avec Ho Chi Minh et ses camarades, et le Sud, soutenu par les États-Unis, qui commencent à mettre leur nez là-dedans. Et hop, une nouvelle guerre commence. Encore plus dure, encore plus longue. Ho Chi Minh, lui, devient une figure presque mythique, comme un vieux sage dans la montagne, qui parle peu, mais qui guide.
Il meurt en 1969, avant la fin de la guerre. Il n’aura jamais vu son pays entièrement libre et uni… Mais en 1975, six ans après sa mort, le Nord gagne. Et le Vietnam devient un seul pays.
Et maintenant ?
Aujourd’hui, Ho Chi Minh est partout au Vietnam : sur les billets, sur les murs, dans les livres. La ville de Saïgon, au sud, porte même son nom. Mais on peut toujours se demander : est-ce que c’est vraiment le pays qu’il avait rêvé ? Est-ce qu’il aurait aimé ce qu’ils en ont fait ?
📘 Proposition pédagogique:
Compréhension de texte Histoire d’histoire : Ho Chi Minh (CM1-CM2)
Lis attentivement l’histoire de Ho Chi Minh. Puis, réponds aux questions.
